Hystéria

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lundi, 10 mars 2008

Ventre

Encore des mots balancés comme ça... qui n'auront même pas droit à du papier...
Le sel a jauni sur ma tombe... comme une jolie mousse, ça pousse, c'est la vie, la vie... ce petit alien qui se détache de moi, qui se meut, quel émoi... un bout de moi, pas encore toi.

Et bien non. Pas d'enfant pour cette Lolita-là, non non, elle n'en mourra pas encore, c'est juste les plis de son corps qui se tord. Angoisse.
Et bien oui. Cette vie, petite mort, ne vient pas de la vie... cette mort qui me mord vient du vide. Et servie par mes torts je déraille je m'emballe pliée en deux pourtant mon ventre est TROP vivant.
Angoisse, petit être chéri haï partie de moi bien vivante qui me hante et fouille mon antre à la recherche d'un peu de vie. Vas-tu me bouffer jusqu'à l'os ou restera-t-il quelque chose... à vendre ?
Ils ont payé...
Mais quel prix dérisoire pour un si grand bout d'espoir ? Ils ont payé peut-être jusqu'au fond de mon être mais ils ont laissé là (du premier au dernier), leur malsain rejeton. Polisson bactracien cannibale poisson en dents de poison immonde dérision de mon VENTRE.
Chut ne ditent rien de ma chute. Chut. Je chuchute, non chuchote, moi, chochotte ? ma cocotte quand tu auras comme moi ici là en bas... les mille vents de folie et tous les pachidermes qui te rongent l'épiderme et les plus gros tambours la machine à laver, le linge sale et le sang, et l'érosion du temps, pas de place pour l'enfant... quand tu auras tout ça, toi, tu te pendras...
Pour... un peu de légèreté un peu de liberté et que le vent qui fouette enfin te caresse.

Moi... J'avance. A contre-courant dans cette tempête intérieure je m'accorde quelques instants de paix. Paix violente au bout d'une pointe tranchante ? Ou paix véritable car le dard d'aujourd'hui est tellement plus réduit... ?
Qu'il se le garde leur injecteur. De la peur et du vide, du rempli de morbide, dur froid brillant comme un regard pervers... auquel j'ai tout offert. Et mon bonheur d'enfant et mon corps grandissant et même mes vingt ans...
Plus d'enfant dans mes rêves juste ce désir de trêve car mon ventre est en grêve. Il hurle, il hurle et nul ne l'entend à part moi. Ca fait lâchez-moi vous m'avez déchiré ça fait arrêtez de tirer ça fait... Mais chut. Ne ditent rien de ma chute.
Depuis ce jour lointain... où monsieur Mon Destin m'a serré sa sale main... il m'a dit : tu seras catin ma fille, tu rentreras chez toi au petit matin, pliée en deux tant de douleur que de chagrin, parfois un peu de sang sur ton visage, le tiens, tu rentreras, seule, sous les regards malveillants ou moqueurs, seule dans ton secret. Tu seras catin, c'est un métier qui s'apprend.
C'est un métier qui s'apprend... enfant.
Alors fière de ce qu'elle est la demi-femme, l'éternelle enfant charnelle, elle va. Elle s'offre au regard mais pour quelques dollars. Argent, sexe et pouvoir. Le monde lui appartient. C'est un métier qui s'apprend...enfant.
Maudissez mon secret, ne me maudissez pas. Je suis assez maudite pour qu'on ne me touche pas.

dimanche, 20 janvier 2008

Astrologie des maladies mentales

L'Hystérique
(Ascendant Névrose)
Vous êtes le signe astrologique le plus intéressé par les maladies mentales et leur astrologie, en particulier celle de votre signe. Vous êtes de même le plus apte à reconnaitre le signe astrologique d'autrui. (Sans vouloir me jeter des fleurs...)
Peu enclin à travailler sans plaisir, vos activités favorites seront plutôt les jeux d'enfant, et/ou la maternité, la paternité. Rappelons que, contrairement à certaines idées reçues, bien que plus nombreuses, les femmes ne sont pas les seules à porter ce signe.
Hanté par votre passé, vous n'aurez de cesse de le mettre en scène, aussi discrètement qu'avec insistance et grandiloquence, tant dans vos actes qu'à travers votre corps.
En quête perpétuellement insatisfaite de tendresse, d'amitié forte, une caractéristique propre de votre signe vous fera éviter soigneusement les relations de type sexuel...

COEUR ET SEXUALITE
Par conséquent, mariez-vous de préférence avec un/une hystérique, et évitez de toute évidence les pervers(es) !

dimanche, 16 décembre 2007

Déjà Marre !

Y'en a marre de cette vie de chien y'en a marre de cette vie de rien
De me coucher au petit matin et me lever le soir toute en sueur réveillée par ma sale peur en chialant parce qu'il fait déjà noir et d'avoir dormi vingt heures.

Y'en a marre vie passée vie présente vie épuisante c'est pas parce que je fous rien que j'ai le temps de ne faire rien... Y'en a marre de l'angoisse de la poisse de la came coupée à tout sauf à l'héro c'est quand même fou.

Y'en a marre de ce sentiment d'impuissance face à ceux que j'aime comme face à moi-même bouffés par le destin ne nous parlez pas d'avenir même si on veut pas mourir. L'angoisse qui me colle à la peau me serre comme un puissant étau parfois plus rien n'est beau parfois j'ai l'air si idiot pardonnez l'inconsistance de ma vie sans espérance et sur moi-même je me balance quand mes peurs trop fortes m'élancent...
J'en ai marre d'écrire sur mes bras les bleus les croûtes les brûlures tout ce qui me fout à plat tout ce qui bouffe mon futur.
J'en ai marre de ce souvenir qui m'empêche de dormir et de vivre ce cri au fond de moi la CHOSE qui ronge mon estomac. J'en ai marre de vivre avec une bête dans le ventre comme un alien en son antre qui se démène avec douleur en grignotant mon intérieur.

Y'en a marre des couples qui disent amour alors qu'au final tout ce que ça veut dire pour eux c'est sexe. et y'en a marre de ces connards qui arrivent pas à comprendre que leur foutu SEXE, ben y'en a qui détestent.

Y'en a marre de la société et de ses adeptes qui me traitent de parasite parce que je ramasse leurs ordures et que je chante no futur. Ben non je veux pas bosser pour payer mon loyer mes factures mes impôts et pourquoi pas mon château juste pour VOUS faire plaisir. Je leur demande pas de vivre ma vie, moi, à ces gens-là...

samedi, 15 décembre 2007

Hystérie

Hystérie : nouvelle forme ancienne de l'adaptation d'Oedipe au théâtre.
Crise : moment passager toujours situé vers la fin ?
là : petite pause clope parce que bon y en a déjà marre.
Névrosé : malade dont le principal trait carractéristique, par opposition au psychotique, est de parler de sa névrose et peut-être de jamais rien d'autre.

Hystérique=Névrosé=Chiant=Forcément seul et malade de l'être.
Donc l'écriture reste un formidable défi aux mathématiques. Et on s'en fout. Rien ne tend à disparaitre, donc tout s'entasse et ça forme un fouilli magnifique quoique difficilement extircable donc c'est le bordel quoi. On s'en refout. =,=;= et encore = et pourtant la Balance tangue dangereusement en ce pré-Noël involontaire. Je vais tuer Noël et son petit Coca-Cola rouge. Il verra bien ce que j'en pense de ses oursons pour riches et de ses rennes enchaînés. Non mais pour qui il se prend d'abord. Je vais tuer l'amour et ses traces indélébilles et pourrissantes comme ça on pourra peut-être s'aimer, nous les humains. Je vais tuer jusqu'au bout de la nuit et demain sera quand même un autre jour. Demain il faudra encore avancer dans la froideur, non pas celle de l'hiver, celle de la Peur. Peur : dégat présent causé par le passé. Peur, virage à cent degré qui force néanmoins à avancer, toujours, les yeux rivés au sol de voir la peur dans ceux du voisin.
Je vais tuer ces vieilles genons qui tapent sur mon chien avec leurs cannes et leur vieux mots morts. Je vais tuer tuer tuer encore et puis renaître sous le soleil du printemps. Comme d'habitude. Les gens voient pas ce petit manège dévoillé là. La route infernale qui circule, le temps qu'on apperçoit par la fenêtre... Il est tellement difficile de s'aider soi-même alors aider ceux qu'on aime... Solitude : vice caché de celui qu'on planque en HP. Non pas encore, pas assez de cris et trop de silence. Alors ? alors faudra-t-il brûler les rayons ou juste salir le miel ? des questions sans réponse, un grand vide. Voilà. UN GRAND VIDE. On m'a juste glissée sous la neige avalanche salvatrice. Qu'est-ce qu'ils croient ? Que j'entends pas qu'ils entendent que je hurle ? Faut pas me prendre pour ce que je suis, naïve petite fille sans histoire; Ce que je ne SUIS PAS !!!
On appelle celà angoisse c'est un mensonge moi je sais bien que c'est le cri du souvenir qui tangue sur une mer incertaine. Un père comme déchu de ses droits que lui, il n'aurait pas pris. Une mère perdue dans une tourmente qui ressemble à la sienne mais n'est PAS la sienne. Et elle, la petite, perdue seule, elle seule seule et seule à le faire, ce bout de chemin vers la mort qu'on appelle avec hypocrisie la VIE. Et alors cet enfant, c'est pour bientôt ? Pas avec un beau sage qui deviendra fou et violent, elle le fera seule, elle va le construire en pâte à modeler si il faut, un vrai enfant qui crie et pleure en pâte Fimo c'est plus solide... On pensera à pas trop cuire non plus pas qu'il finnisse insensible mais faut quand même qu'il soit fort. Vous voyez j'ai pensé à tout. A tout ? Non, pas au début, à l'étincelle qui doit être double la fécondation qu'ils disent, parce que ça j'en veux pas. Na. Je me débrouillerai sans dussé-je porter un petit cloone...

UN GRAND VIDE... Comme l'espace surligné entre la nuit et le cri. J'ai du mal naître il y avait trop de lumière. J'ai du mal faire quelque chose puisque les "Autres", ils étaient pas pareils. Ils étaient PREVUS POUR LA REPRODUCTION, eux. C'était leur fonction biologique, accoupler, s'accoupler, finir un en hurlant c'est trop bon. Y a une tare dans la machine, en panne. HYSTERIE.

Un grand vide donc et pas des moindres malgré ce qu'elle essaye de croire, la vide. Parce que si l'autre elle s'en fout, l'enfant ben elle y pense. Et ça devient centre du monde, enfant, enfant, mon sang dans le liquide amniotique, là bien visible derrière les graduations de la shooteuse... Le cri, silencieux celui-là. la lumière. Et les bras de maman, tendrement. J'ai du louper ma mère quelque part.

Analyse, froide et rugueuse comme le temps sur la peau. on doit pas aimer le doux. On doit pas aimer le doux. Moi je l'aime et qu'il me tue. Faux-cul. Alors qu'est-ce qu'il me reste, hein ?? Rien. Une corde à linge décrochée par la tempête et à laquel s'accroche quand même... ce petit bout de vérité ?

« Je tiens sans hésiter pour hystérique toute personne chez laquelle une occasion d’excitation sexuelle provoque surtout ou exclusivement du dégoût, que cette personne présente ou non des symptômes somatiques. » (Sigmund FREUD)