avant l'envol
Par Xetubus le dimanche, février 3 2008, 19:10 - Lien permanent
Un jour Bukowski ou Polanski je me souviens plus, vient me voir pour me demander de lui rendre un service. Je devais lui garder un paquet d’héro parce qu’il était fliqué et ne voulait pas se faire saisir son fond de commerce. Pas besoin de dire que s’il était venu me voir c’est qu’il avait une confiance aveugle et qu’il savait que je ne broncherais pas d’un poil, il me faisait confiance et je ne devais absolument pas me manquer. Il n’en était pas question de toute façon. Jamais je ne lui ferais un enfant dans le dos, je l’estimais trop et c’était réciproque et il était coincé. Mais la poudre, c’est la poudre. Un beau paquet de six cent grammes en plus … un joli saucisson emballé dans un sac poubelle noir, bien serré… Pas de problème je te garde ça le temps qu’il faudra. Il me dit que ça ne devrait pas excéder quinze jours, après le calme serait revenu sur la ville … Je n’y pensait pas trop, enfin je me forçais à ne pas y penser ; le matos était bien planqué, introuvable pour qui que ce soit, tu parles quatre hectares autour de la maison, clôturés, va trouver un truc de trente centimètres de long … Le problème c’est que ce truc m’est tombé sur la tête juste au moment ou j’étais en pleine séparation d’avec ma blonde. L’immense maison où on vivait à l’époque avait été désertée par femme et enfants et je me retrouvais seul à errer comme un fantôme dans les murs de la maison ou on avait été si heureux quelques temps auparavant. Mon moral baissait de jour en jour et je ne voyais pas le bout du tunnel, pas moyen de ressortir la tête de l’eau, je me noyais (dans mes larmes)…Elle avait emporté ses affaires et celles des petites pour les installer chez l’autre connard de machin. Bref, en gros j’étais désespéré et j’avais six cent grammes d’héro dans le jardin…
L’E.D.F. avait coupé sur l’ordre de la miss, de toutes façons je n’avais pas le rond pour casquer. Heureusement il y avait de belles baies vitrées, alors dans la journée ça allait et la nuit c’était le manoir hanté avec bougies à tous les étages.
Le mobilier était resté en place, j’avais tout ce qu’il fallait mais je n’avais pas le jus, un peu chiant pour la télé et la chaîne stéréo …
Il fallait que je trouve à bosser impérativement mais c’était l’envie qui manquait. Le dixième jour du « gardiennage » du paquet de mon pote je vais voir si rien n’a bougé… tu parles, que veux tu que ça bouge ! En fait je voulais voir de plus près de quoi il s’agissait. Je ramène le colis à la piaule, c’était le matin donc plein soleil, je m’installe à la table et me mets au travail pour l’ouverture du képa !
Délicatement, je déscotche le sauce et je déroule le sac … La vache, de la blanche ! Mes yeux devaient avoir doublés de volume !
Devant ce tas de dreu, je badais comme un minot devant une vitrine de jouets. De la pointe de mon Laguiole, je prélève une pointe justement, histoire de tester …
Je me fais une ligne pas trop grosse pour pas qu’il m’arrive de pet. Bingo ! De la bombe ! J’avais à peine pris un minimum et j’étais au plafond !
Commentaires
un saucisson de boudin blanc ..
petit chanceux il fut une èpoque ou cela m aurait donné envie ...quand on voit les prise de tète que c est
pour arrèter la metha
je me demande si le boudin blanc ne devrait pas être plus largement distribués comme substitut
beaucoup plus simple à s en passer quand même comme produit =0
une fois qu on ne a plus envie
haha ! tu vois, je me demande si c'est pas une solution, ce que tu dis ! sans rire, prendre l'héro pour decro de la métha ! le comble de la substitution !
heum!! pitié arrétez! moi aussi j'en reprendrai bien un peu...bcp..passionnément...bref...