Pour le coup Kakass était un vrai pote de def. Il ne savait pas se shooter, il avait une peur bleue des I.V., donc il avait en permanence besoin de quelqu’un qui fasse l’infirmier, mais ça lui coûtait de faire tourner la personne, il le faisait de bon cœur, de toute façon il n’avait pas le choix. Le pote de defonce révé, enfin il avait aussi des defauts ...

Un jour je n’avais pas envie de le fixer, pour l’emmerder, Je lui ai dit : fais toi un trait !

Aaahhh !!! Pas question plutôt rien faire et attendre que Marie passe (Marie c’était sa cops).

Un midi, on se rencontre au café et je vois son visage s’éclairer en me voyant ; j’ai tout de suite compris que j’avais droit à un ptit truc…

No blem je te le fais

Nous voilà partis à la recherche d'un coin. On touve un couloir en ville et on grimpe l’escalier .

Arrivés en haut il m’entraîne sous des combles poussiéreuses et commence à me speeder genre :

Allez, vite vite, fais moi le !

Ouais ! Oh ! Eh ! Cool, tu sais que si tu me stresses je vais te rater, c’est ça que tu veux ?

Bon, excuse, mais par pitié fais vite, me rates pas hein ??

Alors, lâches moi les baskets.

Je le laisse préparer le mix et il pompe le produit encore chaud. C’était de la marron, bin y avait que ça qui tournait, pas trop le choix.

Heureusement il avait des veines que c’était un plaisir d’enfoncer l’aiguille : Fais moi une tirette s’il te plait !

Bien sur mon chéri, même deux si tu veux...

S’il n’avait pas sa tirette il n’était pas content, pff !

Oh ! La tronche, les yeux fermés, un sourire béat, le bonheur se lisait dans ses traits reposés. Autant il avait une figure d’écorché vif avant le fixe, autant après il reflétait la sérénité…

Bon, je passe à mon mien et il me sort que j’abuse pas car il faut qu’il lui en reste un peu pour le soir …

Putain de ta race d’enfoiré, maintenant que t’es shooté, je peux crever !!

Mais non, vas y fais ce que tu veux.

Y a intérêt sagouin !

Voilà comment ça se passe des fois chez les camés.